Arab African International Bank (AAIB) a émis, ce lundi 25 novembre, une obligation durable d’un montant de 500 millions USD soutenue par plusieurs institutions financières internationales dont la Société financière internationale (SFI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la British International Investment (BII).
L’opération présentée comme la première obligation de ce type émise en Égypte, est également la plus importante émise par une banque privée sur le continent. Les fonds levés serviront au financement de projets verts pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) égyptiennes.
Les fonds seront alloués à hauteur de 75 % à des financements verts, notamment à l’efficacité énergétique industrielle, aux projets d’énergie renouvelable à petite échelle et aux bâtiments écologiques, et 25 % à des actifs sociaux, notamment la finance inclusive et les MPME, selon un communiqué publié ce lundi.
Selon Sérgio Pimenta, vice-président de la SFI pour l’Afrique, l’investissement renforcera l’inclusion financiére dans le pays d’Afrique du Nord, tout en libérant son potentiel de la finance durable.
L’obligation durable a été souscrite à hauteur de 300 millions de dollars par la SFI, ainsi que de 100 millions de dollars de la BERD et de 100 millions de dollars de BII.
« En tant que plus grand investisseur dans la première obligation durable du pays émise par l’AAIB, nous favorisons un avenir plus vert et plus résilient au changement climatique pour l’Égypte et contribuons aux engagements climatiques du pays », a déclaré Sérgio Pimenta, vice-président de l’IFC pour l’Afrique.
Le Maroc, l’Égypte, et le Nigéria ont déja émis des obligations vertes ou durables pour financer des projets liés aux énergies renouvelables ou à l’amélioration des infrastructures urbaines.
