Un dossier suivi de prêt par le pool bancaire engagé dans la Centrale du Cap des Biches.
Samuel Sarr a été arrêté, vendredi soir, à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Diass par la police de l’AIBD alors qu’il rentrait de voyage et placé en garde à vue à la Section de Recherche de la Gendarmerie, rapporte le site sénégalais Kewoulo.
L’arrestation de l’ancien directeur de la Senelec ministre de l’Energie sous Abdoulaye WADE aurait-elle un lien avec la West African Energy, dont il est le promoteur ?
Pour rappel, West African Energy, la société constituée par des hommes d’affaires sénégalais dont Samuel Sarr, ancien ministre de l’Energie sous le régime du président Abdoulaye Wade, le trader Moustapha Ndiaye, à la tête du Comptoir commercial MandiayeNdiaye (CCMN), Abdoulaye Dia, le patron de l’industrie et du commerce sénégalais (Senico), Harouna Dia, investisseur ouest-africain actif au Burkina Faso et Khadim Bâ, patron de Locafrique, actionnaire de la Société Africaine de Raffinage (SAR), comptait fournir jusqu’à 20% de l’électricité du Sénégal.
Fort d’un partenariat avec la société turque ÇalikEnerji et le groupe américain General Electric (fournisseur de turbines) pour la construction d’une centrale électrique à gaz et à cycle combiné de 300 MW au Cap des Biches à Rufisque, à une vingtaine de kilomètres de Dakar, la société a mobilisé un investissement de 350 millions d’euros octroyés par Africa Finance Corporation à travers une ligne de crédit et Coris Bank International à travers divers concours et Mauritius Commercial Bank et Afreximbank.
Il s’agit du premier projet de production indépendante au Sénégal. La WEA est à 100% sénégalais avec les hommes d’affaires Harouna Dia et Khadim Bâ qui y ont injecté jusqu’à 80 millions d’euros selon les informations et la Senelec, l’opérateur public d’électricité, qui a conclu un contrat de rachat à long terme de l’électricité (power purchase agreement (PPA conclu en 2020) et apporté 15% du capital. La centrale devait être alimentée par les champs offshores sénégalais. Le projet bénéficie de la garantie de l’Etat du Sénégal.
