Les travaux des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA) ont débuté ce mercredi 20 novembre à Abidjan (Côte d’Ivoire). Un évènement dont le panel inaugural a porté sur le sous-thème: « Cloud-où en est le continent ? ».
D’abord, a souligné Didier Kla, directeur général d’Orange Business Services, la question de la régulation de l’Intelligence artificielle (IA) demeure une préoccupation face à son usage négatif qui constitue une menace. Reconnaissant que le numérique a connu un bond en Afrique sur les 30 dernières années, M. Kla fait remarquer que les préalables de la création d’un data Center sont l’énergie, surtout une énergie verte, afin de réduire les émissions de gaz et que les données stockées dans le centre soient sécurisées.
Par ailleurs, le directeur Business chez Orange Côte d’Ivoire a déploré des facteurs qui constituent « un frein au développement du numérique, notamment le manque de compétences, la fuite des cerveaux vers les multinationales et autres structures étrangères ». « Que l’Etat mette en place des grandes stratégies pour répondre aux enjeux technologiques de demain », a-t-il conseillé.
Cependant, à l’ouverture des assises, le fondateur des ATDA, Mohamadou Diallo, a souligné que la rencontre se tient dans une Afrique qui a considérablement évolué. « L’épidémie de Covid-19 a accéléré la transformation numérique dans tous les secteurs, révélant à la fois les défis et les opportunités immenses qui s’offrent à nous. L’intelligence artificielle et le cloud computing sont désormais au cœur de nos préoccupations, offrant des perspectives nouvelles pour le développement économique et social ».
Plusieurs conférenciers ont animé différentes thématiques, en rapport avec l’intelligence artificielle, le cloud computing, la cybersécurité et l’inclusion numérique. Dont Gabriela Ramos, sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines à l’UNESCO qui a indiqué que les femmes ne représentent que prés de 22% de la main d’œuvre de l’IA. Et d’encourager la promotion de diversité et l’inclusion dans l’usage de l’IA.
Prévu sur deux jours, les ATDA 2024 sont une voie, selon les organisateurs, vers la construction d’une Afrique numérique, inclusive et prospère. Qui nécessite par ailleurs des échanges sur les meilleures pratiques, la découverte des dernières innovations et des signatures de nouveaux partenariats gagnants gagnants.
