La dette du Nigeria envers l’Association internationale de développement (IDA), membre du Groupe de la Banque mondiale, a augmenté de 600 millions USD en trois mois. L’ardoise est passée de 16,5 milliards USD en juin 2024 à 17,1 milliards USD en septembre 2024, ce qui maintient le pays à la troisième position des pays les plus endettés auprès de l’IDA, et fait de lui le premier en Afrique.
Le Nigéria se place ainsi derrière le Bangladesh en tête du peloton avec une exposition à la dette de 21 milliards USD, suivie du Pakistan avec une dette accrue de 18,5 milliards USD.
En glissement annuel, l’exposition d’Abuja à l’IDA a affiché une croissance de 14,4 %, passant de 14,3 milliards USD en juin 2023 à juin 2024.
Les derniers résultats financiers de la Banque mondiale pour 2024, le Nigéria a reçu 2,2 milliards USD supplémentaires de prêts au cours de l’exercice financier de juillet 2023 à juin 2024.
Sur cette liste figure l’Inde qui a maintenu sa dette à 15,9 milliards USD, tandis que l’Éthiopie se fixe à 13,1 milliards USD. Parmi les autres principaux créanciers de l’IDA figurent le Kenya, avec une dette de 12,4 milliards USD, la Tanzanie, avec une dette de 12,2 milliards USD, et le Vietnam, avec une dette de 12,2 milliards USD.
Le Ghana et l’Ouganda se trouvent au bas de l’échelle, le Ghana et l’Ouganda devant respectivement 7 milliards USD et 5 milliards USD.
L’IDA, membre du Groupe de la Banque mondiale, accorde des prêts à taux préférentiels et des subventions aux pays à faible revenu pour les aider à réaliser leurs objectifs de développement économique et social.
L’institution a fixé sa limite d’emprunteur unique (Single Borrower Limit, SBL) à 47,5 milliards USD pour l’année 2025, ce qui représente 25 % de son capital total de 190,3 milliards USD au 30 juin 2024. Cette limite vise à gérer les risques de concentration et à garantir que l’exposition financière envers un seul pays ne dépasse pas un seuil critique.
Selon certains experts, la dette du Nigeria reste dans les limites du plafond de la SBL malgré des augmentations significatives.
Le Nigéria se place ainsi derrière le Bangladesh en tête du peloton avec une exposition à la dette de 21 milliards USD, suivie du Pakistan avec une dette accrue de 18,5 milliards USD.
