Selon le communiqué final ayant sanctionné la session ordinaire de son conseil d’administration, tenue le 13 novembre 2024 en format hybride, pour un montant total de 6,12 milliards de FCFA (9,6 millions USD), la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) va financer de nouveaux projets dans les six pays (Cameroun Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le document signé du président dudit conseil, le ministre tchadien des Finances, du Budget, de l’Economie et du Plan du Tchad, Hamid Tahir Nguilin, précise que « ces fonds seront alloués à la réalisation de nouvelles initiatives dans les secteurs clés de la santé et de l’agro-industrie, contribuant directement à l’amélioration des conditions de vie des populations et au renforcement de l’intégration économique régionale ».
Le membre du gouvernement tchadien précise dans son communiqué que « ce nouveau décaissement s’inscrit dans une dynamique de diversification et de modernisation de ses interventions, conformément à l’orientation stratégique N°1 de son Plan stratégique 2023-2027, dénommé « Azobe » ». Ce dernier se décline en trois principaux piliers à savoir « contribuer fortement à l’intégration économique régionale, au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations ; renforcer et diversifier les ressources mobilisées ; transformer et moderniser la BDEAC ».
Selon l’institution financière de développement de la CEMAC, « ce plan, dont la mise en œuvre nécessite un investissement de 1.700 milliards de FCFA (environ 2,7 milliards USD), traduit d’une part, notre engagement à intensifier nos interventions en faveur de l’accélération du processus d’intégration des économies de la Communauté et, d’autre part, notre mobilisation à promouvoir un développement respectueux de l’environnement grâce à des outils de financement innovants ».Pour rappel, l’approbation des financements pour les projets de santé et d’agro-industrie intervient un mois la validation, par les actionnaires de la BDEAC, de la création d’un guichet islamique au sein de l’institution. Une décision qui traduit la volonté de cette institution financière d’élargir l’inclusion financière dans la sous-région.
