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CEMAC : l’inflation en baisse au deuxième trimestre 2024

Selon le récent rapport sur la politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institution d’émission commun aux six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Commission économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), l’inflation globale dans cette zone économique, bien que toujours supérieure à au seuil communautaire…

Selon le récent rapport sur la politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institution d’émission commun aux six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Commission économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), l’inflation globale dans cette zone économique, bien que toujours supérieure à au seuil communautaire de 3%, a poursuivi sa tendance baissière amorcée depuis un an. A titre d’illustration, elle est passée de 5,1% en mars 2024 à 4,8% en juin 2024. « En revanche, en glissement annuel, le taux d’inflation est remonté à 5,0 %, contre 4,4 % en mars 2024, après 4,8 % en décembre 2023 », peut-on lire dans le document indiqué supra.

Selon la banque centrale, cette baisse est relative à la hausse des prix des carburants à la pompe en février 2024 au Cameroun et au Tchad. Pas seulement. L’institution financière sous-régionale relève aussi que « la pression de plus en plus forte de la demande au Tchad face à l’afflux des réfugiés soudanais » a également eu des effets sur la courbe descendante du taux d’inflation en zone CEMAC.

La tendance baissière générale est aussi observée au niveau de l’inflation sous-jacente. En effet, cet indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix a poursuivi sa contraction entamée depuis plus d’un an, revenant de 3,5% en décembre 2023 à 2,5% en juin 2024, contre 5,3% en juin 2023. En moyenne annuelle, cette forme d’inflation a continué de reculer de 5,1% en décembre 2023 à 3,5% en juin 2024, contre 6,1% un an auparavant. Pour la BEAC, « cette évolution traduit la diminution progressive des effets de la crise russo-ukrainienne et ceux des vagues des révisions à la hausse des prix des carburants à la pompe en 2023 et début 2024 ».
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