Selon le rapport annuel de la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), la place boursière commune aux six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), en 2023, les investisseurs ont perçu 79,5 milliards de FCFA (environ 130 millions USD) en dividendes et intérêts. Un montant en hausse de 65% par rapport à celui généré en 2022 qui était de 48 milliards de FCFA (près de 78 millions USD).
Selon la BVMAC, cette performance s’explique par l’arrivée de sept nouvelles lignes obligataires en au cours de la période sous revue. Une entrée qui a permis de faire passer l’encours des obligations de 872 milliards de FCFA (1,4 milliard USD) en 2022 à 1.300 milliards de FCFA (environ 2,1 milliards USD). En conséquence, souligne le rapport indiqué supra, les opérateurs financiers ayant investi sur ce segment ont bénéficié d’intérêts annuels cumulés de 76,56 milliards de FCFA (124 millions USD). Dans le détail, pour constituer cette somme, le Cameroun, le Congo, le Gabon et le Tchad ont versé un montant cumulé de 19 milliards de FCFA (près de 31 millions USD), la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a contribué pour 57 milliards de FCFA (92,4 millions USD) et Alios Finance Cameroun, 400 millions de FCFA (648.531 USD).
Pour ce qui est des actions, l’on observe un net recul des dividendes estimés à 2,95 milliards de FCFA (4,8 millions USD) en 2023, soit 50 millions de de FCFA de moins qu’en 2022. Cette contre-performance est d’autant plus étonnante qu’elle se déroule au cours d’une année qui a vu les six sociétés inscrites ont gratifié leurs actionnaires contre cinq en 2022. Il s’agit de la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm), la Régionale Bank, Bange Bank, la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré) et la Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam)).