Lundi 2 novembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

Nigéria : la banque centrale s’associe avec l’IFC pour booster le financement en monnaie locale

Face à la  »dépréciation chronique » du naira qui pèse sur l’économie nigériane depuis plusieurs années, avec notamment un accroissement de l’inflation, la Banque centrale du Nigeria (CBN) et la Société financière internationale (IFC) annoncent une ‘’solution novatrice de financement’’. Ce, à travers la signature d’un accord de partenariat à cet effet. Selon les termes de…

Face à la  »dépréciation chronique » du naira qui pèse sur l’économie nigériane depuis plusieurs années, avec notamment un accroissement de l’inflation, la Banque centrale du Nigeria (CBN) et la Société financière internationale (IFC) annoncent une ‘’solution novatrice de financement’’. Ce, à travers la signature d’un accord de partenariat à cet effet.

Selon les termes de cette convention, les deux parties vont travailler à accroître le financement en monnaie nationale, afin de protéger surtout les entreprises locales des fluctuations du marché des changes et créer des opportunités d’investissement.

Ce partenariat, souligne un communiqué, permettra à l’IFC de gérer les risques de change et d’accroître ses investissements dans les secteurs prioritaires de l’économie, notamment l’agriculture, le logement, les infrastructures et l’énergie entre autres.

L’entité de la banque mondiale annonce un portefeuille de plus d’un milliard USD dans les années à venir. Ce qui nécessite d’accroître le financement en monnaie locale de nombreux secteurs stratégiques.

« Cette collaboration qui consiste à améliorer l’accessibilité de financements en monnaie nationale permettra non seulement de soutenir les entreprises, mais également de catalyser les investissements sur les marchés des capitaux locaux », a déclaré le gouverneur Yemi Cardoso de la Banque centrale du Nigeria

Depuis janvier dernier, le naira a perdu environ 43 % de sa valeur face aux principaux devises (dollars, euros), ce qui en fait l’une des devises les plus faibles d’Afrique subsaharienne, aux côtés du birr éthiopien et de la livre sud-soudanaise, selon le dernier rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale. Cela entraîne une hausse du coût des importations et rend l’emprunt en devises étrangères difficile pour bon nombre d’entreprises locales.

Financial Afrik Premium