Le lundi 29 octobre, au Palais des Hôtes Royaux à Rabat, une vingtaine d’accords ont été paraphés entre le Royaume du Maroc et la République française en présence du Roi du Maroc Mohammed VI et du président français Emmanuel Macron. Les Princesses Lalla Khadija et Lalla Meryem ainsi que les Prince Héritiers Moulay El Hassan, Moulay Rachid et Brigitte Macron ont également pris part à cette cérémonie.
Les accords portent, entre autres, sur l’acquisition de rames pour le Train à Grande Vitesse, la coopération financière dans le secteur ferroviaire, la fourniture d’appareils entre l’ONCF et la Société Vossloh Cogifer, programme d’appui à l’Agence Nationale des Ports avec l’AFD.
Le groupe OCP et l’Agence française de développement (AFD) ont également paraphé un accord sur la décarbonation. Il a été signé par le président directeur général du groupe OCP, Mostafa Terrab, le directeur général de l’AFD, Rémy Rioux, et la directrice des Affaires Internationales et Européennes Bpifrance, Mme Isabelle Bebear. D’un montant de 350 millions d’euros, apprend-on, il porte sur le soutien à la stratégie de décarbonation du groupe OCP au Maroc, le soutien au développement des chaînes de valeur agricoles et alimentaires en Afrique via l’appui à la Plateforme “Agrifinance” de l’OCP, le soutien et l’intensification des partenariats entre entreprises françaises et le groupe OCP, et le soutien à la formation et à la recherche dans le domaine de la sécurité alimentaire ».
Le royaume du Maroc se positionne dans le gotha des économies vertes. Car, la ville Casablanca a récemment été distinguée dans la quatorzième édition de l’indice mondial du financement vert publié par l’institut britannique « Z/YEN ». Et occupe le 47e rang mondial parmi 97 centres financiers. Une position qui montre l’engagement indéfectible de Casablanca en matière de finance verte et son rôle central dans le développement économique de l’Afrique.
Ces accords entre Paris et Rabat témoignent du raffermissement des liens diplomatiques entre les deux parties qui avaient pris un coup avec la question du Sahara. Mais l’Elysée est déterminé à colmater ces brèches tout en maintenant ses liens historiques avec l’Algérie, allié indéfectible du Front Polisario. Qui a, de son côté, contesté le choix de la France à travers le rapatriement de son ambassadeur en France.
