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Maroc : dans l’affaire « Escobar du Sahara », le parquet refuse de convoquer Ahmad Ahmad

Le 25 octobre 2024, la Chambre de première instance près de la Cour d’appel de Casablanca a rejeté la demande de la défense des accusés dans l’affaire dite « Escobar du désert » de convoquer Ahmad Ahmad, l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF). Le vice-procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca…

Le 25 octobre 2024, la Chambre de première instance près de la Cour d’appel de Casablanca a rejeté la demande de la défense des accusés dans l’affaire dite « Escobar du désert » de convoquer Ahmad Ahmad, l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF). Le vice-procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca s’est en effet opposé à la demande de la défense de Saïd Naciri, ancien président du club du Wydad, de citer à comparaître le malien, dit “Escobar du Sahara”, en rappelant que ce dernier s’était constitué partie civile dans l’affaire.

Revenant sur les objections formelles et les requêtes préliminaires déposées par la défense de Naciri lors d’une séance précédente, le vice-procureur général du Roi a souligné qu’il n’y avait aucune justification juridique pour accorder une double qualité à une même personne, à savoir de se porter à la fois partie civile et témoin. Ce refus intervient dans le cadre d’un procès où plusieurs personnalités influentes, notamment Saïd Naciri, ancien président du Wydad Athletic Club (WAC) et membre du Parti Authenticité et Modernité (PAM), sont poursuivies pour une série d’accusations graves. La défense avait sollicité la comparution d’Ahmad Ahmad en se basant sur une question de réglementation relative à l’introduction de sommes d’argent par des citoyens étrangers, en particulier dans le cadre des douanes marocaines. Cependant, le parquet a rejeté cette requête, tout comme celle visant à convoquer Ahmed Benbrahim, surnommé « Escobar du désert », en tant que témoin. Ce dernier est un personnage clé dans cette affaire, où les charges incluent la falsification de documents officiels, la participation à des activités liées au trafic de drogue, et des accusations d’abus de pouvoir.

L’affaire « Escobar du désert » a suscité une grande attention en raison de l’implication de figures influentes du monde sportif et politique marocain. Saïd Naciri est accusé de falsification de contrats, d’entente pour possession et trafic de drogue, de fraude, et d’abus de pouvoir, parmi d’autres charges. Ces accusations ont plongé le monde du sport marocain dans la tourmente, et les répercussions politiques ne cessent de grandir.

Le refus de la convocation d’Ahmad Ahmad par la cour a particulièrement attiré l’attention. L’ancien président de la CAF aurait pu apporter des éléments cruciaux sur des transactions financières internationales et les mécanismes d’introduction de fonds au Maroc. Son absence dans les délibérations suscite des questions sur l’étendue des enquêtes et la volonté de faire toute la lumière sur les pratiques financières impliquées.

Quant à Ahmed Benbrahim, alias « Escobar du désert », son rôle dans cette affaire reste central. La défense espérait qu’il témoigne pour éclaircir plusieurs points clés du dossier, notamment sur les réseaux de trafic et les opérations financières suspectes liées à l’affaire. Le fait que la cour ait également refusé sa convocation renforce le mystère entourant ce dossier.

Depuis le début de l’affaire, chaque audience apporte son lot de surprises. Ce rejet par le parquet de la convocation de deux figures importantes alimente les spéculations autour de cette affaire. Il semble que le dossier soit loin d’avoir livré tous ses secrets. Les accusations qui pèsent sur Saïd Naciri et ses coaccusés sont graves, et les implications politiques et sportives ajoutent une dimension supplémentaire à un procès déjà complexe.

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