Mardi 15 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

La brouille entre le Mali et Barrick Gold en 7 dates

Barrick Gold, qui détient 80 % des parts des sociétés exploitant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, est sous pression après la mise en place d’un nouveau Code minier et d’un cadre sur le contenu local par le gouvernement malien. Ces réformes dont les décrets d’application ont été publiées en juillet dernier visent à renforcer la…

Barrick Gold, qui détient 80 % des parts des sociétés exploitant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, est sous pression après la mise en place d’un nouveau Code minier et d’un cadre sur le contenu local par le gouvernement malien. Ces réformes dont les décrets d’application ont été publiées en juillet dernier visent à renforcer la participation de l’État et des investisseurs locaux dans l’exploitation des ressources naturelles. Les autorités maliennes accusent Barrick Gold de manquements en matière de responsabilité sociétale et de réglementation, ce qui pourrait menacer la continuité de ses opérations, notamment avec l’expiration imminente de certains permis. Ces tensions reflètent un effort plus large du Mali qui a relevé la participation des parts de l’Etat dans le nouveau code minier, introduit une part de 5% au profit du secteur privé, portant ainsi la part malienne au delà de la minorité de blocage. Sur un autre plan, le pays compte sur la coopération russse pour raffiner son or au niveau local.


Chronologie

  • Août 2022 :
    Création de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (Sorem). L’objectif est de remettre l’État au cœur du système d’exploitation des ressources minières. Cependant, la société démarre timidement. Selon un audit commandé par les autorités maliennes, le pays perd entre 500 millions et 1 milliard de dollars en raison de l’exploitation minière, principalement au profit des compagnies occidentales. Cet audit a conduit à l’élaboration d’un nouveau Code minier. A cette date, le Mali produit plus de 72 tonnes d’or, représentant 10 % du PIB, 25 % du budget national et 75 % de ses exportations. Le sous-sol malien renferme aussi du lithium, du fer, et des recherches pétrolières sont prometteuses.
  • Août 2023 :
    Le Mali adopte un nouveau Code minier dans le but de mieux profiter des ressources de son sous-sol. Ce code fixe à 30 % la part maximale de l’État dans les mines et introduit une participation de 5 % pour les investisseurs locaux.
  • Juillet 2024 :
    Les décrets d’application du Code minier et de la loi relative au contenu local sont adoptés, imposant une participation de l’État dans les projets miniers et un engagement des entreprises à appliquer les mesures du contenu local.
  • 25 juillet 2024 :
    Sorem tient la 2ème session de son conseil d’administration et obtient un permis de recherche d’or sur le périmètre de N’Tahaka, dans la région de Gao, d’une superficie de 97,41 km².
  • Septembre 2024 :
    Un accord est signé entre le gouvernement malien et Barrick Gold. Toutefois, Barrick est accusé de ne pas respecter ses engagements, notamment en termes de responsabilité sociétale, environnementale et de réglementation des changes. L’un de ses permis clés doit expirer en 2026, menaçant ses opérations au Mali.
  • Août-Septembre 2024 :
    Plusieurs discussions ont lieu entre le gouvernement malien et les entreprises minières pour faire appliquer les nouvelles lois. Barrick Gold montre des réticences face à la rétroactivité du nouveau Code minier, menant à une escalade des tensions.
  • Octobre 2024 :
    Barrick Gold subit la pression croissante des autorités maliennes après l’arrestation de certains de ses employés, sur fond de tensions liées à l’application des nouvelles réformes minières.

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement