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Sénégal : dégradation du climat des affaires en août 2024

Au mois d’août 2024, le climat des affaires du Sénégal s’est dégradé de 5,2points par rapport à son niveau du mois précédent, selon l’enquête d’opinion sur la conjoncture menée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar. L’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des…

Au mois d’août 2024, le climat des affaires du Sénégal s’est dégradé de 5,2points par rapport à son niveau du mois précédent, selon l’enquête d’opinion sur la conjoncture menée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar. L’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprise, s’est en effet situé à 90,9 contre 96,1 en juillet 2024. « Ce résultat traduit le pessimisme des industriels, des entrepreneurs des BTP et des prestataires de services », souligne la DPEE. Sur un an, l’indicateur du climat des affaires a perdu 5,4 points en août 2024. Selon la DPEE, dans le sous-secteur de l’industrie, les contraintes à l’activité relevées par les enquêtés sont la demande (42%), le recouvrement difficile des créances (33%), l’approvisionnement difficile en matières premières (31%), la concurrence (28%) et la fiscalité (11%). En rythme mensuel, le climat des affaires du sous-secteur a reculé de 6,8 points, reflétant l’orientation défavorable de l’opinion des industriels sur la production, les commandes et leurs perspectives. S’agissant du sous-secteur du bâtiment et travaux publics (BTP), la DPEE indique que les difficultés soulevées sont le recouvrement des créances (83%), l’insuffisance de la demande (67%), la concurrence supposée déloyale (50%), la fiscalité (50%), l’accès au crédit (50%), l’accès difficile au foncier (17%) et la « corruption et fraude » (17%). En outre, l’indicateur du climat des affaires a perdu 5,2 points, en variation mensuelle, suite au pessimisme des entrepreneurs par rapport aux perspectives des commandes privées et publiques. Pour ce qui est des services, les prestataires ont, en majorité, mentionné la concurrence (45%), le recouvrement des créances (45%), la fiscalité (27%) et la demande (27%) comme principales entraves à l’activité. Par ailleurs, en rythme mensuel, le climat des affaires du sous-secteur s’est détérioré de 6,5 points, en liaison essentiellement avec les opinions défavorables des prestataires sur les perspectives du chiffre d’affaires. S’agissant du commerce, la DPEE avance que le recouvrement difficile des créances (56%), l’insuffisance de la demande (56%), la fiscalité (33%), l’accès au crédit (33%), la concurrence jugée déloyale (33%), les difficultés d’approvisionnement en marchandises (22%) et l’infrastructure (11) ont été les difficultés du sous-secteur, en août 2024. Toutefois, en variation mensuelle, le climat des affaires du sous-secteur s’est amélioré de 1,0 point, à la faveur de l’optimisme des commerçants sur les commandes, les stocks de produits finis et le chiffre d’affaires.

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