Pendant ce temps l’Afrique …
Le sommet des BRICS+ se déroule du 22 au 24 octobre à Kazan, Russie, sous la présidence de Vladimir Poutine, remplaçant Lula, qui présidera le sommet du G20 en novembre 2024. Cette rencontre symbolise les ambitions du bloc BRICS+ face aux puissances occidentales. Les cinq nouveaux membres (Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis, Éthiopie, Iran) rejoignent les pays fondateurs, portant le PIB combiné des BRICS+ à 26 600 milliards de dollars, représentant environ 26,2 % du PIB mondial.
L’une des priorités du sommet est la dédollarisation, avec 65 % des transactions entre membres désormais effectuées en monnaies locales. Le président russe Vladimir Poutine met en avant que le PIB total des BRICS+, dépassant 60 000 milliards de dollars, surpasse désormais celui du G7.
Hasard du calendrier, le 19 octobre, les ministres de la Défense du G7 se sont réunis à Naples pour discuter de la montée des tensions au Proche-Orient, notamment à Gaza et avec le Hezbollah. Cette réunion, bien qu’axée sur la sécurité immédiate, reflète aussi les rivalités stratégiques croissantes avec les BRICS+, notamment en matière de contrôle des routes commerciales, des ressources et des technologies critiques.
L’Afrique, quant à elle, se retrouve courtisée par les deux blocs. Le G7 maintient ses initiatives d’aide au développement et ses partenariats commerciaux, tandis que les BRICS+, menés par la Chine et la Russie, intensifient leurs investissements en infrastructures, mines et énergie. L’Afrique, malgré sa position stratégique, peine à parler d’une seule voix, avec des approches fragmentées et des intérêts nationaux divergents.
Le continent, riche en ressources et avec une démographie croissante, pourrait jouer un rôle décisif dans l’équilibre des forces économiques mondiales, à condition de mieux structurer sa position collective et de maximiser son potentiel en négociant plus fermement avec les deux blocs.
