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France : Lafarge sera jugé pour des accusations de financement du terrorisme

Lafarge, une filiale du groupe cimentier Holcim, sera jugée par un tribunal français pour des accusations de financement du terrorisme et de violation des sanctions européennes par son entité syrienne, dans le but de maintenir une usine en fonctionnement, ont déclaré le procureur antiterroriste français ainsi qu’un plaignant principal. Intégrée à Holcim, une entreprise cotée…

Lafarge, une filiale du groupe cimentier Holcim, sera jugée par un tribunal français pour des accusations de financement du terrorisme et de violation des sanctions européennes par son entité syrienne, dans le but de maintenir une usine en fonctionnement, ont déclaré le procureur antiterroriste français ainsi qu’un plaignant principal. Intégrée à Holcim, une entreprise cotée en Suisse, en 2015, Lafarge fait l’objet d’une enquête sur ses activités en Syrie depuis 2016, représentant l’une des procédures pénales les plus importantes concernant des entreprises dans l’histoire récente de la justice française. Les juges d’instruction de Paris ont ordonné la mise en examen de Lafarge mercredi.

Dans une déclaration à Reuters jeudi, Lafarge a reconnu la décision des juges d’instruction. Les actions de Holcim ont chuté de près de 2 % à la fin de la journée de mercredi suite à cette annonce, avant de se redresser légèrement pour clôturer avec une baisse de 0,7 %. Les enquêtes se poursuivent concernant les allégations selon lesquelles Lafarge aurait été complice de crimes contre l’humanité, dans le cadre d’une enquête plus large sur la manière dont le groupe a maintenu son usine opérationnelle en Syrie après le début de la guerre en 2011. Le groupe anti-corruption Sherpa, qui a déposé la plainte pénale contre Lafarge, a souligné ces faits.

En janvier, la plus haute juridiction française a rejeté la demande de Lafarge visant à abandonner les charges de complicité de crimes contre l’humanité dans le cadre de cette enquête. Les accusations de violation des sanctions portent sur une interdiction européenne interdisant tout lien financier ou commercial avec des groupes militants islamistes tels que l’État islamique et Al-Nusra, comme l’a précisé Sherpa. Dans une enquête distincte aux États-Unis, Lafarge a admis en 2022 que sa filiale syrienne avait effectué des paiements à des groupes désignés par Washington comme terroristes, y compris l’État islamique, pour garantir la sécurité de son personnel dans un pays marqué par des années de guerre civile

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