Pour les 17 projets réalisés au Cameroun grâce à ses financements, la Banque islamique de développement (BID) a injecté au total 962,7 millions de dollars. L’information a été révélée le 14 octobre 2024 à Yaoundé par le ministère camerounais de l’Économie, du Plan et de l’Aménagement du territoire (Minepat) lors de l’atelier de lancement du Projet d’interconnexion des réseaux électriques du Tchad et du Cameroun (Pirect), dans le cadre du financement additionnel de 131,44 millions USD mis à disposition par la BID.
Selon le Minepat, les financements de la BID sont beaucoup plus affectés à la réalisation des projets routiers. D’autres du même type pourraient bénéficier des financements de cette institution financière islamique. L’espoir de l’augmentation du portefeuille de la BID pour les projets routiers au Cameroun découle des échanges que les deux parties avaient eus au terme de la récente visite d’une délégation de cette banque pour examiner les projets à financer de 2025 à 2027.
L’on se souvient à ce propos que la BID s’apprête à injecter près de 300 millions USD (environ 180 milliards de FCFA) pour la reconstruction de la route Douala-Bafoussam, longue de 217,8 km, qui relie la capitale économique du pays au chef-lieu de la région de l’Ouest.
Pour rappel, depuis 1975, le Cameroun est membre de la BID. En tant que l’un des membres fondateurs de cette institution de financement de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le pays a bénéficié d’elle le financement, en 1977, du barrage de Song Loulou, d’une capacité de 388 mégawatts, le tout premier projet financé par la BID dans le monde.
