L’annonce du ministre congolais de l’Economie et des finances, Jean Baptiste Ondaye, par un communiqué du 15 octobre, de rééchelonner les remboursements des titres de dette sur le marché de la Commission économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), jette la stupeur dans un marché financier déjà fragilisé par les rumeurs liées aux capacités de remboursement de ce pays pétrolier confronté à une dette estimée à 99% de son PIB. « Cette décision, qui s’inscrit dans le cadre du Programme national d’optimisation de la Trésorerie (PNOT), soulève de sérieuses interrogations sur la santé financière du Congo B », confie un gestionnaire d’une société de Bourse basée à Douala, au Cameroun. En effet, l’ampleur de la dette congolaise est tout simplement colossale.
À la fin septembre 2024, l’encours des Bons du Trésor Assimilables (BTA) et des Obligations du Trésor Assimilables (OTA) atteignait la somme vertigineuse de 2 314 milliards de francs CFA, avec une maturité moyenne de seulement trois ans. Cette situation est d’autant plus préoccupante que 62,7 % de cette dette, soit 1 451 milliards de francs CFA, arrivera à échéance d’ici fin 2026. Il est impératif que des mesures concrètes et efficaces soient mises en place pour gérer cette crise de manière responsable. Les conséquences d’un tel niveau d’endettement ne peuvent être ignorées et nécessitent une attention urgente et soutenue.
Pour sûr, le ministre de l’Economie et des finances, Jean Baptiste Ondaye, est ces derniers jours la personne la plus suivie par les partenaires techniques et financiers, les établissements de crédit et les Spécialistes en valeurs du trésor (SVT).
