La ministre de l’Economie, du Plan et du Développement de Côted’Ivoire, Kaba Nialé, a planté le décor de la campagne de reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA 21) en marge de l’Assemblée pour le développement économique de l’Afrique, ouverte ce mercredi 9 octobre à Abidjan autour du thème : « Mettre fin à la pauvreté sur une planète vivable : avoir un impact avec urgence et ambition ».
Pour cette campagne IDA 21 co-organisée par le groupe de la Banque mondiale, Global citizen, Bridgewater Associates et le gouvernement, il est question de mobiliser au moins 120 milliards de dollars US pour soutenir le développement des pays les plus pauvres, dont une grande partie sont en Afrique.
Ainsi, la rencontre de ce mercredi vise, selon Kaba Nialé, à « amplifier le plaidoyer porté en avril dernier à Nairobi au Kenya, en vue d’une reconstitution conséquente de l’IDA en décembre 2024 à Séoul en Corée du Sud ». La précédente reconstitution (IDA-20),achevée en décembre 2021, porte sur la mobilisation d’une enveloppe de financement de 93 milliards de dollars.
Si le montant de l’IDA 20 fut un succès, les défis actuels obligent à une reconstitution encore plus élevée en témoigne, selon les autorités, la problématique du dérèglement climatique, du financement des économies, de l’accès à l’énergie, des crises sécuritaires, de l’insécurité alimentaire et la modernisation des secteurs productifs, etc. Pour réussir ce Pari, Abidjan veut, entre autres, encourager l’engagement des gouvernements à travers la mobilisation des ressources intérieures, favoriser les investissements privés et plaider pour un financement adéquat permettant de relever les défis et saisir les opportunités de développement en Afrique.
L’IDA qui est un guichet du groupe de la Banque mondiale « figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays à faible revenu du monde, dont elle est la première source de financement pour le développement des services sociaux de base. L’IDA prête des fonds à des conditions concessionnelles. Les crédits de l’IDA portent un intérêt très faible ou nul, et que les remboursements sont étalés sur 30 à 40 ans ».
