Le projet d’interopérabilité de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui vise à améliorer l’accès aux services financiers pour tous les citoyens de la région de l’UEMOA, à de l’impact sur l’écosystème des start-up. Depuis le démarrage de la phase pilote en juillet 2024, des start up d’horizons divers, exerçant dans la finance, la technologie, l’agro industrie, le transport, etc., affluent vers le marché ivoirien.
Pour plusieurs acteurs de l’entrepreneuriat, ce système interopérabilité arrive à point nommé, car il facilitera la vie des usagers, au regard de la variété de banques commerciales et d’agences de mobile money. Il facilitera, indiquent-ils, les transactions à travers une connexion entre les différentes banques et différents opérateurs.
Selon Touré Adama, Codirecteur académique du programme HEC Challenge Afrique, ce mécanisme est favorable pour l’entrepreneuriat et « il y a pas mal de projets innovants qui arrivent, parlant même de notre programme (Demo Day Challenge+ Afrique). Il y a des projets des personnes qui les portent depuis le Gabon, le Cameroun, la France et le Sénégal. Parce qu’ils y trouvent un écosystème beaucoup plus riche. Cet écosystème est en train de se développer. Pas au même rythme que le Maroc notamment, mais la Côte d’Ivoire est en train de rattraper son retard sur certains pays », ajoute cet acteur de l’écosystème.
Selon la BCEAO, la mise en œuvre de cette plateforme permettra de proposer une large gamme de services afin de simplifier les transactions quotidiennes des usagers et à stimuler l’innovation financière.
« Que le compte soit détenu auprès d’une banque, d’un émetteur de monnaie électronique, d’une institution de micro finance ou d’un établissement de paiement connecté au système interopérable, les usagers pourront désormais effectuer des transferts et des paiements vers le compte de leurs bénéficiaires, même si l’institution financière du bénéficiaire est différente de celle de l’expéditeur. Les fonds seront reçus instantanément et disponibles immédiatement », soulignait l’institution dans le communiqué diffusé le 22 juillet, date de lancement de la phase pilote.
