Les ressources mobilisées par les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) relevant de l’article 44 de la loi portant réglementation des SFD (niveau d’activité atteignant un seuil de 2 milliards de FCFA d’encours de dépôts et de crédits) ont enregistré une hausse de 9,1% en 2023 comparées à 2022, selon la Commission Bancaire basée à Abidjan.
Ces ressources se sont établies à 3 034,2 milliards de FCFA (5,158 milliards de dollars) contre 2 370,6 milliards de FCFA (4,030 milliards de dollars) en 2022. IL faut noter toutefois que cette progression est moins forte qu’en 2022 puisqu’elle se situait à 12,5%.
Selon la Commission bancaire, << elles sont composées des dépôts et emprunts (66,6% contre 69,8% en 2022), des fonds propres nets (20,3% contre 19,5 en 2022) et des autres ressources (13,1% contre 10,6%)>>.
Les dépôts et emprunts ont connu une hausse, en rythme annuel, de 4,1% à fin 2023, pour ressortir à 2 022,2 milliards de FCFA. Ils sont constitués des dépôts à vue et à terme, dans des proportions respectives de 51% et 49%. Quant aux fonds propres nets des SFD, ils ont augmenté de 13,3% pour s’établir à 615,3 milliards de FCFA contre 542,9 milliards de FCFA à fin 2022.
En ce qui les concerne, les autres ressources (dettes rattachées, versements à effectuer sur titres et immobilisations financières, comptes d’ordre et divers, provisions pour risques et charges), se sont accrues de 34,2% pour se fixer à 396,7 milliards de FCFA à la fin de l’année 2023.
« La trésorerie des SFD de grande taille, excédentaire depuis plusieurs années, s’est toutefois contractée de 49,7% en s’établissant à 163,3 milliards de FCFA à fin 2023 contre 324,4 milliards de FCFA un an plus tôt », souligne la Commission Bancaire. Cette structure explique que cette évolution est en lien avec une progression plus importante des emplois (414,9 milliards ; +16,9%) comparativement aux ressources (253,7 milliards ; +9,1%).
