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CEMAC : à fin juillet 2024, 7.000 milliards de FCFA d’encours de dettes sur le marché des titres publics

A fin juillet 2024, le marché régional des titres publics de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a affiché un encours cumulé de dettes estimé à 7.000 milliards de FCFA, soit environ 12 milliards de dollars américains (USD). L’information a été révélée lors de la 11ème conférence du cadre permanent de concertation…

A fin juillet 2024, le marché régional des titres publics de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a affiché un encours cumulé de dettes estimé à 7.000 milliards de FCFA, soit environ 12 milliards de dollars américains (USD). L’information a été révélée lors de la 11ème conférence du cadre permanent de concertation des trésors publics (CPC-TP-CEMAC) tenue du 2 au 5 septembre 2024 à Brazzaville, la capitale du Congo.

Lors de ce conclave qui réunit les patrons des Trésors publics des six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la CEMAC, l’on a appris que, cette performance est sous-tendue une forte demande d’emprunts de ces Etats. Soit au total près de 600 milliards de FCFA en cinq mois.

En prévision des tensions de trésorerie à venir en 2024, les pays de la sous-région entendaient solliciter le marché financier régional à hauteur de 3.327 milliards de FCFA, soit environ 5,4 milliards USD. Seulement, chemin faisant, certains ont dû déchanter face aux conditions d’emprunts austères fixées par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dans le cadre du resserrement de sa politique monétaire. A l’exemple du Cameroun dont le Parlement a adopté en juin 2024 une loi des finances rectificative. Réduisant ainsi de 25% ses prétentions obligataires sur le marché domestique.

Entre-temps, la Banque centrale a mis un bémol à sa politique monétaire. Sans pour autant relever la capacité du marché des titres publics à couvrir les besoins financiers des États de la région. Et pour cause, les banques commerciales, qui détiennent 75% des fonds levés sur le marché financier, rechignent désormais à financer de nouveaux emprunts. Elles excipent des risques qu’elles prennent dans ce cadre.

Dans ce contexte, le CPC-TP-CEMAC recommande une plus grande ouverture du marché secondaire pour une intervention plus accrue des particuliers. Qui, actuellement, ne détiennent qu’au plus 3% du portefeuille des dettes étatiques.

Au-delà des recommandations émises par le conclave de Brazzaville pour résoudre la question de l’origine des fonds à lever par les Etats de la CEMAC, le marché financier s’inquiète désormais de la capacité des États à honorer les échéances de remboursement. Ce qui inquiète les investisseurs. Pour y remédier, il est prévu que, lors des travaux de décembre 2024, le CPC-TP-CEMAC adopte une charte de bonne conduite.

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