Robert Bourgi n’a pas sa langue dans la poche. Aussi ses mémoires à paraître le 2 octobre, actuellement en prévente sur les plateformes Amazone et FNAC, font déjà chuchoter des falaises du fleuve Congo aux berges du Sénégal en passant par l’Oubangui Charri et le lac Tchad. «Ils savent que je sais tout », titre le disciple de Jacques Foccart. Le sous titre “Ma vie en Françafrique” donne le contour du lieu du récit rédigé avec Frédéric Lejeal , ancien rédacteur en chef de Lettre du Continent, l’un des journalistes français les plus introduits dans le continent.
Dans l’Hexagone, son nom est à jamais lié à l’affaire des costumes. Au Sénégal d’où il est originaire, il est acteur et témoin de dossiers traités dans l’ombre comme ces tractations avec Abdoulaye Wade en vue de le dissuader d’un troisième mandat ou encore, explosif, les contributions des chefs d’Etat africains pour le financement du RPR et de l’UMP et, entre autres, les dessous de la libération de Clotilde Reiss , otage française en Iran, avec une médiation de Karim Wade….
Écrit de main de maître, sous des airs de confession qui virent de temps au polar politique, ce livre s’étale sur 512 pages avec 3 albums photos, 150 pages d’ annexes sous formes de correspondances, de documents confidentiels et de notes personnelles comportant des portraits décapants de certains de nos dirigeants. Des 30 chapitres de ce livre qui démarrent avec son père, Mahmoud , le franç africain Robert Bourgi , pourrait se défendre de tout règlement de compte et plaider un devoir de vérité envers une jeunesse africaine convaincue que les palais présidentiels africains proposent, l’Elysee dispose.
