Les emplois des systèmes financiers décentralisés (SFD)de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) relevant de l’article 44 de la loi portant réglementation des SFD (niveau d’activité atteignant un seuil de 2 milliards de FCFA d’encours de dépôts et de crédits) se sont établis à 2871 milliards de FCFA (4,880 milliards de dollars) à fin 2023, selon les données du secrétariat général de la Commission bancaire, l’organe communautaire de supervision des banques basée à Abidjan.
Par rapport à leur niveau de l’année 2022 où ils s’élevaient à 2 214,7 milliards de FCFA, ces emplois ont progressé, en variation annuelle, de 17%. « Les crédits à la clientèle en représentent 77,4% contre 79,0% en 2022 », souligne la Commission bancaire.
Les immobilisations financières concentrent 3,5% des emplois en 2023 contre 3,8% un an plus tôt.
Quant aux autres emplois (titres de placement, autres immobilisations et divers emplois), leur part est ressorti à 19,1%, contre 17,2% en 2022.
Les crédits à la clientèle ont connu une hausse de 14,6%, en rythme annuel, pour s’établir à 2 222,4 milliards de FCFA contre 1 939,6 milliards de FCFA en 2022. Selon la Commission bancaire, ils sont composés des crédits à court terme, des crédits à moyen terme, des crédits à long terme, des créances en souffrance et des opérations de crédit‑bail.
Les crédits à court terme se sont élevés à 966,8 milliards de FCFA, soit 43,5% du total des crédits. Ils ont enregistré un accroissement annuel de 4,1%.
En ce qui les concerne, les crédits à moyen terme représentant 33,2% de l’encours global des crédits, s’élèvent à 738,7 milliards de FCFA à fin 2023, en progression de 31,2% d’une année à l’autre.
De leur côté, les crédits à long terme ont été évalués à 434 milliards de FCFA à fin 2019, soit 19,5% de l’ensemble des crédits des SFD relevant de l’article 44 portant réglementation des SFD. Ils ont augmenté de 13,1% en rythme annuel.
Les titres de placement ont été comptabilisés à 28,7 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 20,7 milliards de FCFA en 2022, soit une hausse de 38,7%.
Une croissance de 5,7% a notée par la Commission bancaire au niveau des immobilisations financières atteignant 100 milliards de FCFA contre 95 milliards de FCFA à fin 2022.
Les autres immobilisations ont progressé de 11,1%, en glissement annuel, pour se situer à 147,9 milliards de FCFA contre 133,1 milliards de FCFA à fin 2022.
Quant aux divers emplois (créances rattachées, comptes de stocks, débiteurs divers, comptes d’ordre et divers, etc.), leur niveau a atteint 372,2 milliards de FCFA contre 268,2 milliards de FCFA en 2022, se consolidant de 39%.
Pour ce qui est de la qualité du portefeuille des SFD, les données de la Commission bancaire indiquent que l’encours des créances en souffrance brutes s’est établi à 94,7 milliards de FCFA contre 74,3 milliards de FCFA à fin 2022, soit une variation annuelle de 27,4%.
Les créances en souffrance nettes se sont élevées à 83 milliards de FCFA contre 64 milliards de FCFA un an auparavant, soit une augmentation de 29,6%. « Le taux de provisionnement des créances en souffrance s’est contracté en ressortant à 12,4% contre 13,9% au terme de l’exercice 2022 », signale la Commission bancaire. Cette structure ajoute que le taux brut et net de dégradation du portefeuille se sont établis respectivement à 4,2% et 3,7% à fin 2023 contre 3,8% et 3,3% en 2022.
Au 31 décembre 2023, les SFD relevant de l’article 44 portant réglementation des SFD dans l’UMOA se sont élevés à 261, en augmentation de 25 unités par rapport à fin 2022. Ces SFD se répartissent en 116 réseaux et institutions unitaires et 145 caisses de base affiliées à un réseau, installées dans sept des huit pays de l’UMOA.
