L’Algérie est la troisième plus grande économie du monde, a déclaré le président algérien Abdelmadjid Tebboune le 25 août 2024 lors d’un meeting électoral à Oran. Une affirmation qui a immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. En effet, selon les chiffres du Fonds Monétaire International (FMI), l’Algérie, avec un PIB de 266,78 milliards de dollars en 2024, se positionne plutôt comme la troisième économie africaine, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte, mais devant le Nigéria. Ce classement a été réajusté après recalcul, les premières estimations ayant classé le pays au rang de « million de martyrs » en quatrième position.
La presse locale, étrangement silencieuse sur le sujet, a attribué cette déclaration à un simple lapsus de la part du président, qui, dans le même discours, avait également évoqué des projets ambitieux comme la construction d’une ligne de chemin de fer de 2000 km pour relier Alger à Tamanrasset et l’arrêt de l’importation de blé dur à partir de 2026.
Au-delà du lapsus, ces propos s’inscrivent dans une série d’annonces grandiloquentes qui soulèvent des questions sur les priorités et la stratégie économique du pays. Pour certains, il s’agit d’une tentative de galvaniser une base électorale qui s’était peu déplacée lors des présidentielles de 2019.
