Les ressources globales (hors dons en capital) de l’Etat du Sénégal ont connu une hausse de 4,5% à fin juin 2024 à 1855,6 milliards FCFA (3,154 milliards de dollars), selon les données de la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) basée à Dakar.
Ces ressources sont composées de recettes fiscales pour 1775,7 milliards et de recettes non fiscales à hauteur de 80 milliards. « Il convient de noter que des dons budgétaires n’ont pas été reçus à fin juin 2024 », précise la DPEE. Selon toujours cette structure, la progression des ressources est attribuable à la hausse des recettes fiscales (+7,2%), atténuée par le repli des recouvrements de recettes non fiscales (-22,3%).
Pour ce qui est des recettes fiscales, elles se sont confortées de 119,3 milliards, sous l’impulsion, notamment, des recouvrements de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur le revenu, de la TVA intérieure hors pétrole et de l’IRVM/IRCM qui se sont consolidés, respectivement, de 54,2 milliards, 9,7 milliards, 19,8 milliards et 14,6 milliards pour se situer, respectivement, à 357,2 milliards, 322,2 milliards, 193 milliards et 54,6 milliards. Selon la DPEE, ce dynamisme a été renforcé par les recettes recouvrées au cordon douanier. En effet, les droits de porte et la TVA à l’import ont progressé, respectivement, de 7,7 milliards et 16,7 milliards pour ressortir à 177,0 milliards et 304,0 milliards. En revanche, des replis ont été enregistrés au niveau des recouvrements de la TVA intérieur sur le pétrole, de la taxe sur les activités financières et du prélèvement sur le secteur de l’énergie (PSE) qui se sont re[1]pliés, respectivement, de 52,9%, 12,1% et 35,6% pour se situer à 8,6 milliards, 38,4 milliards et 5,9 milliards. Quant au recul des recettes non fiscales chiffré à 22,3%, il est imputable essentiellement à la baisse des recouvrements des revenus du domaine (-33,4%) et des dividendes (-55,4%).
Concernant les dépenses publiques (hors celles financées sur ressources extérieures), les données de la DPEE indiquent qu’elles ont été exécutées à hauteur de 2232,5 milliards de FCFA à fin juin 2024 contre 2165,5 milliards de FCFA un an auparavant. « Cette situation est liée à la progression de la masse salariale et des intérêts sur la dette publique qui ont augmenté, respectivement, de 12,6% et 40,9% pour ressortir à 709,9 milliards et 395,6 milliards », explique la DPEE. Toutefois, la tendance haussière a été atténuée par le recul de 11,9% (-107,1 milliards) des autres dépenses courantes et de 5,8% (-20,4 milliards) des investissements financés sur ressources internes.
