Outre le président Abdelmadjid Tebboune, 78 ans, candidat à sa propre succession, deux autres prétendants au fauteuil présidentiel sont en lice pour un scrutin présidentiel anticipé du 7 septembre prochain, joué d’avance selon les observateurs. Et pour Abdelaali Hassani, 57 ans, ingénieur des travaux publics, président du principal parti islamiste, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), et pour Youssef Aouchiche, 41 ans, ancien journaliste et député et chef du Front des forces socialistes (FFS), un parti d’opposition historique, ancré dans la région de Kabylie (est), il s’agira de sortir du rôle de figurant que leur confère le journal français Le Monde et, aussi, une dynamique de réélection bien ancrée.
En effet, le président Abdelmadjid Tebboune a l’appui de quatre formations politiques de premier plan qui ont scellé une alliance, dont l’ancien parti unique FLN (Front de libération nationale) et le mouvement islamiste El Bina d’Abdelkader Bengrina, arrivé deuxième à la présidentielle de 2019. Les deux opposants qui ont échappé aux fourches caudines de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) parviendront-ils à créer la surprise ?
Dans son programme, Youssef Aouchiche promet l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens et la création de grands pôles économiques régionaux. Pour sa part, Abdelaali Hassani penche plutôt pour l’identité nationale, la généralisation de l’enseignement de la langue Amazighe et les aides directes aux foyers nécessiteux. le candidat du MSP s’est aussi engagé, une fois élu, à «lever toutes les contraintes bureaucratiques et autres sur l’investissement et le commerce et de mettre en place des mesures incitatives à notre diaspora pour l’encourager à venir investir dans son pays». Le président sortant met en avant la reprise économique et la concrétisation de (ses) 54 engagements». Se targuant des succés de son premier mandat, le président algérien a estimé que son pays est devenu la troisième économie mondiale.
La montée des prix des hydrocarbures au lendemain du déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022 a permis à l’État algérien de renflouer ses caisses. Les réserves de change de l’Algérie dépassent désormais les 65 milliards de dollars fin 2023 avec pour l’année 2022 un taux de croissance de l’économie de 4,2% . Le montant des exportations des hydrocarbures (gaz et pétrole) représente 90 % du montant total des exportations.
Lors de la présidentielle de décembre 2019, la participation, seul réel enjeu des scrutins en Algérie, n’avait pas atteint 40 % au niveau national.
