La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) est au centre de toutes les spéculations concernant, notamment, la dette due à son principal fournisseur, Aggreko. L’entreprise se dit toujours engagée envers le Gabon tout en rappelant ses impayés.
«Sur les douze mois qui viennent de s’écouler, si importants pour la Transition, nous avons assuré une production d’électricité sans faille, tout en ayant à de nombreuses reprises attiré l’attention sur une dette de la SEEG envers Aggreko qui ne cessait d’augmenter. Lorsque cette dette a atteint un montant supérieur à 20 millions d’euros, nous nous sommes retrouvés dans l’incapacité de faire fonctionner en toute sécurité notre centrale et avons dû réduire la puissance produite. Bien que, uniquement la moitié de la dette ait été payée par la SEEG, nous avons reçu et accepté une requête de la Présidence de réaugmenter la production à pleine charge», précise l’entreprise.
En partenariat avec la SEEG depuis 2004, Aggreko produit 105 MW depuis une centrale à gaz située à Owendo et emploie 63 gabonais.
« Nous restons engagés envers le Gabon et formons le vœu que la SEEG paiera intégralement l’électricité produite par Aggreko. A cet effet nous comptons sur l’appui du Président et des citoyens gabonais. Notre approche a toujours été guidée par l’équité, la transparence, la sécurité de notre équipe et des communautés que nous servons, précise Aggreko.
Empêtré dans divers scandales dont un piratage informatique et le détournement de ses recettes, la SEEG est dans le viseur des autorités de la transition. “Face au scandale à la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) et aux délestages récurrents, j’ai ordonné un audit rigoureux”, a écrit, le 23 août , sur son compte linkdln, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la Transition gabonaise.
