Alors que le monde est encore sous le choc des dernières crises sanitaires, une nouvelle menace se profile à l’horizon. La variole du singe, ou Mpox, refait surface de manière inquiétante, notamment en Afrique centrale et en Europe. L’année 2024 est marquée par une résurgence de cette maladie, bien plus virulente et mortelle que lors de son apparition mondiale en 2022.
En République Démocratique du Congo (RDC), le bilan est particulièrement lourd. Près de 14 000 cas ont été recensés cette année, entraînant 450 décès, un taux de mortalité alarmant de 3 %, dix fois supérieur à celui observé en 2022. Cette nouvelle souche du virus, identifiée comme Clade Ib, est à l’origine de cette hécatombe, et ce n’est que le début. Les autorités sanitaires internationales, dont l’OMS, sont en alerte maximale, redoutant une propagation rapide au-delà des frontières africaines.
La situation en Europe n’est guère plus rassurante. En Suède, un premier cas du variant Mpox a été détecté, marquant la première apparition de ce nouveau variant sur le continent. Ce signal d’alarme ne doit pas être pris à la légère. L’OMS a prévenu que d’autres cas pourraient bientôt émerger en Europe, avec un risque de contagion accru par la circulation internationale. En réponse, l’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) a pris les devants en déclarant l’épidémie de Mpox comme une « urgence de santé publique continentale », une décision sans précédent.
Pourquoi sommes-nous si inquiets ? Ce virus, initialement confiné aux forêts tropicales, a muté à une vitesse fulgurante, gagnant en virulence et en létalité. Il ne se transmet plus uniquement par contact direct, mais aussi par l’air et les objets contaminés. Les symptômes, plus sévères que jamais, laissent entrevoir une épidémie bien plus difficile à contenir que par le passé.
