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UMOA : Hausse de 6,2% des emplois du système bancaire en 2023

 Les emplois du système bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africain (UMOA)ont enregistré une hausse de 6,2% au terme de l’année 2023 par rapport à celle de 2022, selon le rapport 2023 de la Commission Bancaire basée à Abidjan. Ces emplois (qui comprennent les crédits octroyés à la clientèle, les titres de placement, les immobilisations financières…

 Les emplois du système bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africain (UMOA)ont enregistré une hausse de 6,2% au terme de l’année 2023 par rapport à celle de 2022, selon le rapport 2023 de la Commission Bancaire basée à Abidjan.

Ces emplois (qui comprennent les crédits octroyés à la clientèle, les titres de placement, les immobilisations financières et les immobilisations et emplois divers) se sont établis à 59 520,234 milliards de FCFA (101,184 milliards de dollars) contre 56 038,875 milliards de FCFA (95,266 milliards de dollars) au 31 décembre 2022. Selon la Commission bancaire, cette progression est en lien avec la hausse des crédits à la clientèle et des titres de placement.

Comme les années précédentes, la structure des emplois reste dominée par les crédits à la clientèle (59,2%) et les titres de placement (25,2%). Les parts des immobilisations financières, des divers emplois et des immobilisations financières se situent respectivement à 11,9%, 3,0% et 0,6%.

Les crédits à la clientèle nets de provisions, se sont accrus de 7,8% atteignant 35 264 milliards de FCFA après une progression de 19,2% en 2022. <<L’analyse par maturité révèle une prépondérance des prêts à court terme qui représentent 53,8% du total des crédits à fin décembre 2023 », souligne la Commission Bancaire. Quant aux crédits à moyen terme et ceux à long terme, ils ont constitué respectivement 41,9% et 4,3% de l’encours total en 2023.

Durant la période sous revue, les crédits à court terme se sont élevés à 18 103,4 milliards, en croissance de 7,0% en rythme annuel contre une hausse de 30,8% en 2022.Ceux à moyen terme se sont établis à 14 077 milliards, en hausse de 8%, en rythme annuel contre 13,0% un an plus tôt. De leur côté, les crédits à long terme sont ressortis à 1446 milliards de FCFA, enregistrant une progression de 7,2% contre une baisse de 11,2% en 2022.

En ce qui les concerne, les titres de placement, se sont chiffrés à 15 025,3 milliards de FCFA durant la période sous revue, en augmentation de +3,4% contre une hausse de 37,5% en 2022. Selon la Commission Bancaire « leur poids dans les emplois s’est accru de 23,5% en 2019 à 26,5% en 2021, avant de se replier à 25,9% en 2022 et à 25,2% en 2023. » Quant à leur proportion, dans le total des actifs du système bancaire, elle a régulièrement progressé de 20,4% en 2019 à 22,8% en 2023.

Les immobilisations financières sont évaluées à 348,9 milliards à fin 2023, en hausse de 10,1%. Les autres immobilisations s’établissent, quant à elles, à 2019,6 milliards de FCFA (+11%). S’agissant des divers emplois, ils se sont accrus de 210,3 milliards (+13,2%) sur l’année pour se situer à 1 798 milliards à fin décembre 2023.

Selon les données de la Commission Bancaire, la répartition des crédits par branche d’activité révèle à l’échelle de l’UMOA révèle que l’essentiel du financement demeure concentré dans cinq branches : Commerce, Restaurants et Hôtels (29%), Services fournis à la collectivité (21%), Industries Manufacturières (12%), Transport et Communication (9%) et Bâtiment et Travaux Publics (9%).

Sur un autre registre, le Secrétariat Général de la Commission bancaire a évalué l’évolution de l’indice de concentration HERFINDAHL-HIRSCHMANN (IHH) à fin décembre 2023, sur la base des crédits à la clientèle. Sur ce point, il faut noter que plus l’IHH d’un marché est élevé, plus le marché est concentré entre un petit nombre d’acteurs revêtant ainsi des risques de situations d’oligopoles. Trois situations sont à distinguer. Quand l’IHH est inférieur à 1 000, cela renvoie à un secteur peu concentré. Lorsqu’il est compris entre 1 000 et 2 000, on est dans la zone intermédiaire c’est-à-dire un secteur moyennement concentré. Mais lorsque l’IHH est supérieur à 2 000, on est dans un secteur concentré, une zone de risques importants.

Les résultats de l’évaluation de la Commission bancaire révèlent que la concentration du marché du crédits demeure faible en Côte d’Ivoire (893) et au Sénégal (668). Les autres places enregistrent un niveau de concentration moyen avec 1 209 au Bénin, 1 134 au Burkina, 1 797 en Guinée-Bissau, 1 231 au Mali, 1 278 au Niger et 1 114 au Togo.

S’agissant de la qualité du portefeuille, l’encours des créances en souffrance brutes a augmenté de 106,3milliards pour se situer à 3 155,5 milliards de FCFA à fin décembre 2023. Sur la base des provisions constituées à hauteur de 1 854 milliards, les créances en souffrances nettes du système bancaire sont ressorties à 1 302 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 21,4%.

Le taux brut de dégradation du portefeuille de l’Union s’est amélioré de 0,3 pdb pour ressortir à 8,5% en 2023 contre 8,8% en 2022. Le taux net s’est accru de 0,4 point, en se fixant à 3,7% en 2023 contre 3,3% un an plus tôt.

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