Le dernier rapport sur l’état de la Communauté présenté par le président de la Commission révèle une faible mobilisation des ressources du prélèvement communautaire au cours de ces dernières années. C’est ce qu’a indiqué Memounatou Ibrahima, présidente du parlement de la Cédéao, ce lundi 12 août dans son allocution d’ouverture de la réunion de la commission mixte Administration, Finance et Budget à Abidjan.
Selon nos informations, les États membres avaient effectué, au 24 mai 2024, un dépôt de 18,7 millions d’UC (environ 26,9 millions USD) sur les comptes du prélèvement communautaire. Ils continuent, toutefois, d’enregistrer des cas de non-conformité à certaines dispositions du Protocole sur le Prélèvement.
« Devant cette difficulté et face au danger qui menace la réalisation des projets et programmes communautaires ainsi que l’exécution des activités des Institutions de la Communauté, je tiens à saisir l’opportunité de notre rencontre pour lancer un appel aux États membres afin qu’ils poursuivent leurs efforts de financement de la Communauté. Le prélèvement communautaire reflète parfaitement la solidarité et la responsabilité de nos gouvernements respectifs dans notre ambition de bâtir un environnement communautaire prospère et serein », a déclaré Memounatou Ibrahima.
« Comme vous le savez, le budget de la Communauté est alimenté à 85% par le prélèvement communautaire qui est une taxe de 0,5% imposée sur les marchandises provenant des pays non membres de la CEDEAO », a-t-elle rappelé.
En rappel, ce mécanisme de financement adopté en 1996 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, est opérationnel depuis 2003. Il est destiné à mobiliser les fonds nécessaires à l’accomplissement des missions de la CEDEAO.




