Le Centre privé de cancérologie de Côte d’Ivoire, l’Institut européen de cancérologie (IEC), fruit d’un partenariat international qui rassemble une équipe de médecins spécialistes ivoiriens et européens, annonce l’ouverture officielle de ses portes à Abidjan-Bingerville depuis le 6 août 2024. Ce pôle médical est labellisé « European Cancer Centers » et propose des traitements contre le cancer, un enjeu de santé publique en Côte d’Ivoire et sur le continent africain.
Dans le monde, renseigne-t-on, la maladie tue plus de personnes que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis. En 2022, 1,15 million de nouveaux cas de cancers ont été recensés sur le continent africain. En Côte d’Ivoire, près de 21.300 nouveaux cas annuels ont été officiellement diagnostiqués. L’augmentation des cas de cancers s’accompagne d’un manque crucial d’équipements et d’une pénurie de soignants.
« L’objectif de l’Institut Européen de Cancérologie est de contribuer activement à la lutte contre le cancer en Côte d’Ivoire, aux côtés des soignants, des pouvoirs publics et des ONG. Afin de renforcer les compétences, nous avons mis en place un programme de formation pluriannuel pour le personnel médical et paramédical, en France et en Côte d’Ivoire. Parallèlement, nous participons aux efforts mis en œuvre pour développer la sensibilisation et la prévention, particulièrement concernant l’importance du dépistage des cancers », explique le Docteur Jean-Marc Chauveau, directeur recherche et affaires médicales.
L’Institut peut accueillir jusqu’à 1800 patients par an et s’appuie sur un plateau technique en radiothérapie et en chimiothérapie. Pour la radiothérapie, il est équipé du premier accélérateur linéaire de particules Varian Halcyon installé en Afrique de l’Ouest, qui permet d’améliorer la précision des traitements et les chances de guérison des patients grâce aux technologies IGRT (guidage par imagerie 3D) et VMAT (irradiation avec modulation d’intensité volumétrique par ArcThérapie).
L’Institut met également au service des patients des solutions d’intelligence artificielle et de télémédecine qui optimisent leur parcours de soins. Ce dispositif est complété par une URC (Unité de Reconstitution des Cytotoxiques), le laboratoire médical dans lequel sont préparées les cures de chimiothérapie dont bénéficient les patients de l’Institut, mais également tous les patients soignés dans les établissements partenaires.
