Le Projet d’appui à la sécurité de l’eau et de l’assainissement (PASEA) enclenche sa phase d’opérationnalisation. Le gouvernement ivoirien et la Banque mondiale ont signé un protocole d’accord de financement, a annoncé la banque le 29 juillet 2024. Le projet, doté, d’une enveloppe de 825 millions de dollars, a pour objectif de fournir un accès sécurisé à des services d’eau et d’assainissement améliorés et abordables dans les régions défavorisées du nord du pays. Et permettre à plus de 2 millions de personnes, dont la moitié sont des femmes, d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement.
Le PASEA, basé sur la stratégie nationale pour l’atteinte de l’objectif de développement 6 (ODD) relatif à l’eau et l’assainissement, prévoit la réhabilitation de quatre grands barrages pour créer une capacité de stockage d’eau supplémentaire de 45 millions de m³ et l’installation de 30 nouvelles stations hydrologiques pour améliorer le suivi des ressources en eau dans les régions éloignées du pays. De plus, le projet vise la construction de sept stations de traitement des boues fécales et l’amélioration de la chaîne de services d’assainissement dans les zones rurales et les petites villes, assurant une élimination sûre des boues fécales et la promotion de mesures d’économie circulaire. Il inclut également des installations d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) dans les écoles et les centres de santé, conçues en tenant compte des utilisateurs et de la sensibilité au genre.
« Ce programme est un témoignage fort de l’engagement de la Banque mondiale à contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la résilience face aux sécheresses et aux inondations exacerbées par le changement climatique en s’attaquant aux problèmes du secteur. Et promeut la durabilité des ressources en eau, ainsi que la garantie d’un approvisionnement fiable pour tous les membres de la société et de l’économie ivoiriennes », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo.
Ce projet constitue le premier grand investissement à l’appui de la Stratégie Nationale de Sécurité de l’Eau de la Côte d’Ivoire.
