Le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de son programme de prêt de 3 milliards de dollars avec Accra, a annoncé l’approbation, ce dimanche 30 juin, du versement de la troisième tranche d’environ 360 millions de dollars en faveur du Ghana. Un décaissement qui est consécutif à l’achèvement de la deuxième revue des réformes mises en œuvre par les autorités ghanéennes et l’accord intervenu le 12 juin dernier entre le pays et ses créanciers bilatéraux.
Avec une situation économique chaotique marquée par une hyperinflation (54 % en décembre 2022) et une dette extérieure avoisinant 30 milliards de dollars, Nana Akufo-Addo qui avait fait le pari de se passer de « l’assistanat » des institutions de Bretton Woods a dû rétropédaler. L’économie ghanéenne ayant subi un lourd tribu des conséquences économiques de la pandémie du Covid-19, le président, sous la contrainte, a toqué aux portes du FMI.
Près de deux ans après la signature du programme avec le FMI, la tendance est à la stabilisation et à la relance. D’après les services du FMI, les efforts de réforme du gouvernement ghanéen ont porté leurs fruits. La croissance économique soutenue par une forte reprise du secteur industriel, en hausse de 6,8%, est plus robuste que prévu (4,3 % en 2024) contre 2,9 % en 2023 ; une baisse rapide de l’inflation (22% en mai dernier) par rapport à 2022 (33,7 %) et une situation budgétaire qui s’est améliorée.
Le montant total décaissé pour le Ghana au titre du programme de prêt s’élève à 1,56 milliard de dollars.
