La 13e table ronde des leaders de l’Initiative Africaine des Politiques d’Inclusion Financière (AfPI) s’est tenue le 27 juin 2024 à Abidjan. Cette réunion a réuni les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales, ainsi que les responsables des institutions financières membres de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), accompagnés de représentants des partenaires au développement, du secteur privé et de la société civile. Le thème central était « Horizons Numériques: Renforcer la construction d’un avenir inclusif en Afrique ».
Kaba Nialé, ministre de l’Économie et du Plan de Côte d’Ivoire, représentant le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a souligné l’importance de ces assises. Elle a affirmé que « l’Afrique a un besoin crucial de systèmes financiers capables de soutenir le développement économique et la création d’emplois, en s’adaptant aux avancées technologiques ». La ministre a également mis en avant le rôle crucial du numérique dans l’accélération de l’inclusion financière et la promotion de l’emploi.
Au cours de la cérémonie, un accord de soutien financier de deux (2) millions d’euros a été signé entre l’Union Européenne et l’AFI pour la réalisation du projet « Inclusion Financière en Afrique Sub-saharienne » (FI-Africa).
Francesca Di Mauro, ambassadrice de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire, a mis en lumière les progrès réalisés dans l’accès aux services bancaires dans le monde, tout en soulignant les défis persistants, notamment les taux élevés de non-bancarisation parmi les femmes. Elle a insisté sur l’importance cruciale de l’accès, de l’utilisation et de la qualité des services pour l’inclusion financière, tout en mentionnant la nécessité de renforcer les infrastructures financières, d’améliorer les connaissances financières et de promouvoir des produits financiers abordables dans un cadre réglementaire favorable.
Le gouverneur de la BCEAO a quant à lui évoqué les initiatives régionales entreprises pour accroître l’inclusion financière, telles que la stratégie développée en 2016 et le programme d’éducation financière lancé en 2020. Il a souligné les résultats significatifs obtenus, notamment une augmentation de l’inclusion financière de 45% en 2016 à 72% aujourd’hui, largement attribuable aux établissements de monnaie électronique. Il a également appelé à intensifier la digitalisation des services financiers.
Ces avancées notables sont désormais soutenues par des initiatives telles que le lancement cette semaine de la phase pilote du système de paiement instantané interopérable de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).



