Le Fonds monétaire international (FMI) a fait part de ses inquiétudes concernant les manifestations en cours au Kenya contre le projet de loi de finances. Dans un communiqué publié ce mercredi 26 juin, l’organisation a exprimé sa tristesse face à l’état de la nation et aux vies perdues lors de ces manifestations.
« Nous sommes profondément préoccupés par les événements tragiques survenus au Kenya ces derniers jours et attristés par les pertes en vies humaines et les nombreux blessés. Nos pensées vont à toutes les personnes touchées par les troubles dans le pays », a déclaré Julie Kozack, directrice de la communication du FMI.
Cette déclaration a été publiée en réponse aux accusations des Kényans selon lesquelles les prêts du FMI ont alourdi l’ardoise du gouvernement, entraînant des mesures d’austérité qui mettent à rude épreuve les contribuables. Ces mesures comprennent la suppression des subventions aux carburants et l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les carburants de 8 à 16%.
En rappel, le FMI a décaissé plus de 341 milliards de shilling kényans au pays dans le cadre du mécanisme de financement élargi depuis février 2021. Le programme offre une aide financière aux pays pour régler l’énorme balance des paiements résultant de problèmes structurels. Le FMI fixe un plan de remboursement à plus long terme pour permettre au pays de s’ajuster et de mettre en œuvre les réformes structurelles.
« Le FMI surveille de près la situation au Kenya. Notre principal objectif en soutenant le Kenya est de l’aider à surmonter les défis économiques difficiles auxquels il est confronté et à améliorer ses perspectives économiques et le bien-être de sa population », a ajouté Mme Kozack.




