Après 5 ans de détention à Londres, sous le coup d’une menace d’extradition en Suède puis aux États-Unis notamment pour avoir divulgué des informations classées secret défense par les services américains, le journaliste et lanceur d’alerte de WikiLeaks, Julian Assange, a été libéré ce lundi 24 juin. Il s’est envolé pour les îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, où il doit comparaître ce mercredi devant un tribunal fédéral.
Il a été traqué durant des années par la justice américaine dans l’affaire du dossier WikiLeaks qui a divulgué depuis 2010 plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines. Notamment les crimes de guerre de l’armée américaine en Irak ; les conditions de détention à Guantanamo ; l’espionnage des principaux dirigeants européens par les services américains, etc…
Julian Assange âgé aujourd’hui de 52 ans n’a jamais cédé face à la pression des États-Unis et des années de bataille judiciaire pour son extradition aux États-Unis. Il a finalement accepté à la faveur d’un accord avec la justice américaine de plaider coupable contre un seul chef d’accusation. Celui de « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale ». Initialement poursuivi pour 18 chefs d’accusation, il encourait en théorie jusqu’à 175 ans de prison en vertu de la loi américaine sur l’espionnage.
Un dénouement heureux qui devrait lui permettre de recouvrer sa liberté totale et de rentrer dans son pays en Australie. Puisqu’après avoir plaidé coupable, il ne devrait pas écoper d’une condamnation de plus de 5 ans. Une peine qu’il aura déjà purgé en détention provisoire à la prison de haute sécurité de Belmarsh où il était incarcéré depuis le 11 avril 2019.
