Le numérique offre un vaste champ de possibilités pour repenser en profondeur et optimiser la gestion publique en RDC, répondant ainsi aux attentes de la population, a déclaré le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la Communication, Augustin Kibassa Maliba, en marge de la deuxième édition de l’Africa Tech Invest Tech tenue le 20 juin 2024 au centre financier de Kinshasa sous le thème « Technologie innovante, moderne et sécurisée ». Cette conférence africaine vise à promouvoir l’évolution de l’innovation technologique dans les secteurs public et privé.
« En plaçant l’innovation et la technologie au cœur de nos stratégies de développement et de nos projets publics, en collaboration avec les acteurs du secteur privé, nous faisons le choix audacieux de tirer parti des opportunités offertes par ces technologies innovantes pour construire une société plus juste et prospère », a ajouté le ministre. « La RDC fait face à des défis majeurs en termes de gouvernances et de développement. Ces défis menacent l’avenir collectif de notre pays (…). Je suis convaincu que la technologie ouvre de nouvelles perspectives pour relever ces défis », a-t-il aussi déclaré.
De son côté, Magalie Bemba, directrice générale de Temabe Global, l’un des structures organisatrices de l’évènement, a souligné la pertinence des thèmes abordés lors de cette deuxième édition, mettant en avant l’innovation, la modernité et la sécurité pour propulser le secteur public africain vers de nouveaux sommets en matière d’innovations technologiques.
Selon un document de la Banque mondiale mis à jour en octobre 2022, le développement numérique est essentiel pour réduire la pauvreté et favoriser une croissance inclusive en RDC. Les indicateurs clés de l’économie numérique en RDC sont parmi les plus faibles par rapport à ses pairs et le pays est confronté à d’importantes disparités géographiques et socio-économiques en matière d’accès à la téléphonie mobile et à l’internet, d’après la même source. Qui souligne aussi qu’un accroissement du taux de pénétration du haut débit de 10 % pourrait entraîner une croissance supplémentaire du PIB d’environ 2,5 % et générer près de 700 000 emplois.




