Dans sa dernière analyse sur le Gabon rendue publique le 14 juin 2024, l’agence de notation américaine Moody’s a abaissé la note souveraine de ce pays d’Afrique centrale de « Caa1 négatif » à « Caa2 » avec une perspective stable. L’agence indique que « cet abaissement à Caa2 reflète une dégradation marquée de la solidité budgétaire du Gabon et des risques de liquidité accumulés, en raison d’une situation budgétaire plus faible qu’initialement prévue ».
Cette note, selon Moody’s, traduit les corrections budgétaires apportées par le gouvernement de transition après qu’il a découvert et intégré des dépenses extra-budgétaires non enregistrées auparavant et qui ont été financées en majorité par des arriérés intérieurs. Une situation qui suscite des inquiétudes chez Moody’s au sujet des perspectives financières de 2025.
En réaction à cet abaissement de la note souveraine du pays, le 17 juin 2014, le gouvernement de transition, via le ministère gabonais de l’Économie, a indiqué que « cette évaluation de Moody’s reflète essentiellement la correction des statistiques budgétaires entreprise par le gouvernement de transition dans sa volonté d’œuvrer pour plus de transparence afin de parvenir à une meilleure gouvernance économique ». In fine, pour le ministère de l’Économie, les efforts budgétaires visent à régler la dette du pays.
En effet, si l’on se réfère aux données officielles de ce département ministériel, du 1er septembre 2023 au 30 avril 2024, au titre de la dette publique conventionnée, l’État du Gabon a procédé au remboursement de 798 milliards de FCFA, dont 588,7 milliards de FCFA en principal et 209,3 milliards de FCFA en intérêts.
Pour rappel, toujours selon le ministère de l’Économie, le taux d’endettement du pays est évalué à 58,2% du Produit intérieur brut (PIB). Un chiffre qui contraste avec les 70,5% déclinés par le Fonds monétaire international (FMI).
Pour finir, le gouvernement de transition s’est engagé à plus de transparence pour une meilleure gouvernance économique.
