Malgré une baisse de l’inflation observée, il demeure nécessaire de maintenir l’orientation restrictive de la politique monétaire. C’est la principale conclusion de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Congo (BCC) qui a alors décidé de garder le taux directeur inchangé à 25%, et les coefficients de la réserve obligatoire pour les dépôts en francs congolais à 10% et à 0% pour les dépôts à vue et à terme, respectivement. De même, pour les dépôts en devises, les coefficients de la réserve obligatoire restent inchangés à 13% et 12% pour les dépôts à vue et à terme, respectivement.
Selon l’équipe de la gouverneure Malangu Kabedi Mbuyi réunie le 31 mai 2024, l’inflation a été plus forte que prévue, atteignant 23,8% en glissement annuel, en décembre 2023, reflétant aussi bien l’inflation importée, les tensions budgétaires liées à la continuation des conflits à l’Est du pays, que la conséquente dépréciation du taux de change. A ce sujet, le CPM a relevé la forte augmentation des pressions sur le marché des changes pendant l’année, notamment dues aux déficits publics et du compte courant de la balance des paiements, ainsi qu’à l’appréciation du dollar américain au niveau mondial.
« Les mesures de stabilisation prises par le Gouvernement et la BCC ont permis de soutenir la trajectoire baissière de l’inflation observée depuis le dernier trimestre de 2023. Ainsi, au mois de mai 2024, le taux d’inflation était ressorti à 5,9%, comparé à 7,6% à la même période de 2023 », relève l’instance qui joue la prudence.
La dernière action sur le taux directeur remonte à août 2023, lorsque la Banque centrale du Congo avait pris l’option de le relever de 11% à 25% dans le but de resserrer davantage la politique monétaire et de soutenir la stabilité macroéconomique.
RDC : la BCC relève son taux directeur de 11% à 25% pour soutenir la stabilité macroéconomique




