Dans le cadre de son emprunt obligataire « EOG MULTI-TRANCHES 2024-2030 » émis le 27 mai 2024, sur les 17 sociétés de bourse retenues par le Gabon pour lever 200 milliards de FCFA sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), 14 sont camerounaises.
Pour ce qui est des arrangeurs de cette opération, le gouvernement gabonais a fait confiance à deux sociétés camerounaises basées à Douala. Il s’agit de Building Emerging Markets Securities (BEM Securities), arrangeur principal et chef de file de cette opération. Pour BEM Securities, c’est la première fois qu’elle structure une levée de fonds pour le Gabon sur le marché de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Ce, après l’obtention en octobre 2023 de l’agrément de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) pour exercer les activités d’intermédiaires financiers dans la zone CEMAC. Comme co-arrangeur de cette opération, le Gabon a jeté son dévolu sur Attijari Securities Central Africa (ASCA), filiale du marocain Attijariwafa Bank pour l’Afrique centrale, qui a déjà arrangé et co-arrangé plusieurs levées de fonds au Gabon.
En ce qui concerne les .agents placeurs, le Gabon a sélectionné des sociétés de bourses camerounaises au rang desquelles Horus Investment Capital, AFG Capital, Africa Bright Securities (ABS), Upline Securities Central Africa SA (Usca), CCA Bourse, SCB Cameroun, Contractor Capital SA, EDC Investment Corporation, Fendhen Capital, Union Bank for Africa-Cameroon, Elite Capital Securities Central Africa SA, et Beko Capital Advisory.Des agents placeurs congolais (LCB Capital et Crédit du Congo) et gabonais (l’Union gabonaise de banque (UGB), filiale du marocain Attijariwafa Bank au Gabon) auront également voix au chapitre au cours de opération.
Pour rappel, les 200 milliards de FCFA que recherche le Gabon sur le marché financier de la CEMAC vont permettre au gouvernement de financer les projets contenus dans le Plan national de développement pour la Transition (PNDT). Selon les autorités gabonaises, ce plan vise à conduire les actions prioritaires du gouvernement de la Transition pour la période 2024-2026. Les fonds collectés dans le cadre du PNDT devraient également servir à apurer partiellement la dette publique intérieure du pays.
