Le conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) a souligné, vendredi 31 mai, la nécessité de créer une agence africaine de notation, a déclaré Akinwumi Adesina, le président du groupe de la BAD, lors de la cérémonie de clôture des travaux des Assemblées annuelles 2024 de l’institution financière à Nairobi (Kenya). Ce, pour « une évaluation juste et appropriée des opérations souveraines et non souveraines au continent ».
Selon le patron de la BAD, l’objectif principal de ce type d’institution n’est pas de concurrencer les agences de notation internationales, « mais d’instaurer une nouvelle culture d’évaluation qui prend en considération les différentes spécificités des économies africaines ».
La création d’une agence de notation africaine, a aussi souligné Akinwumi Adesina, permettra, à travers sa nouvelle vision, d’économiser plus de 75 milliards de dollars dépensés au titre du service de la dette en raison d’une notation « injuste ».
Plus tôt dans la semaine, le 28 mai dans son allocution d’ouverture des assemblées, le Nigérian avait déjà donné le ton en citant cette initiative au rang des 5 aspects sur lesquels a-t-il dit, le groupe de la BAD « doit se focaliser » pour « mobiliser davantage le secteur privé afin d’accélérer la transformation de l’Afrique ». Il a notamment mentionné la nécessité d’avoir une « agence de notation de crédit qui fournira des évaluations équitables des risques en Afrique et qui servira d’instrument contrefactuel relativement aux biais actuels dans les notations de crédit de emprunteurs souverain et non souverains en Afrique ».
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