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Cinq ans de plus pour Ibrahim Traoré à la tête du Burkina Faso

Au Burkina Faso, les assises nationales sur la transition, initialement prévues pour durer 48 heures, ont été lancées samedi 25 mai et clôturées le même jour avec la signature d’une nouvelle charte prolongeant la transition pour 5 années supplémentaires à partir du 2 juillet prochain. Contre trois ans et demi prévus par la première mouture…

Le capitaine Ibrahim Traoré. © DR

Au Burkina Faso, les assises nationales sur la transition, initialement prévues pour durer 48 heures, ont été lancées samedi 25 mai et clôturées le même jour avec la signature d’une nouvelle charte prolongeant la transition pour 5 années supplémentaires à partir du 2 juillet prochain. Contre trois ans et demi prévus par la première mouture du texte.

D‘après le document, le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis octobre 2022 suite à un coup d’Etat, pourrait aussi se présenter aux élections présidentielle, législatives et municipales qui marqueront la « fin de cette période ». Il en est de même pour son Premier ministre et le président de l’Assemblée législative. Ces élections pourraient néanmoins « être organisées avant cette échéance, si la situation sécuritaire le permet ».

La nouvelle charte de la transition prévoit aussi la mise en place du Korag, un nouvel organe qui aura pour mission de définir, suivre et contrôler la mise en œuvre de la vision stratégique du pays « dans tous les domaines et par tous les moyens ». Sa composition, son fonctionnement et son organisation sont laissés à la discrétion d’Ibrahim Traoré qui n’est plus « Président de transition », mais « Président du Faso ».

Si cette charte, dans ses dispositions, est portée, selon ses concepteurs, par un « sursaut patriotique » pour reconquérir le territoire face aux groupes jihadistes, des voix dénoncent « un bon prétexte pour ne pas quitter le pouvoir ». « Je pensais que nous, Burkinabè, nous étions prémunis contre des choses aussi grotesques, mais vraiment je me rends compte qu’on peut aussi bien monter haut que descendre dans les fanges. C’est là où nous en sommes aujourd’hui, hélas », a lancé le journaliste Newton Ahmed Barry, acteur de la société civile et ancien président de la Commission électorale.

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