Le Comité de Concertation État-Secteur Privé (CCESP) du Togo, une instance mise en place pour le renforcement de la confiance mutuelle entre les deux parties, a lancé une enquête de satisfaction du secteur privé dans ses rapports avec les administrations publiques, le 23 mai 2024 à Lomé. Ce, dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.
Cette enquête, qui en est à sa première édition, sera menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Un échantillon de 2500 entreprises seront identifiées pour participer à cette enquête dont la durée prévisionnelle est de quatre mois, indique-t-on.
« L’enquête de satisfaction qui démarre aujourd’hui, participe d’une approche inclusive qui vise à donner la parole aux opérateurs économiques nationaux et aux investisseurs étrangers installés au Togo, afin d’avoir leur perspective et un retour d’expérience sur les réformes en cours. Les résultats de cette opération permettront également d’optimiser l’expérience usagers de nos administrations publiques, sachant que les entreprises constituent les principaux clients de l’administration publique », a déclaré le secrétaire exécutif du Comité de concertation Etat secteur privé, Baniab Moyème.
L’initiative, saluée par le secteur privé représenté par l’Association des grandes entreprises du Togo (Aget), vise à doter le pays d’une base de données sur laquelle les pouvoirs publics pourront s’appuyer. Pour le gouvernement, elle arrive à point nommé, le secteur privé étant un « partenaire privilégié dans la transformation structurelle de l’économie nationale».
Selon les informations, les aspects spécifiques à aborder sont définis sur la base des bonnes pratiques internationales en matière de mesure du climat d’affaires. Il s’agit, entre autres, des formalités de création d’entreprises, des procédures foncières et immobilières liées à l’implantation d’entreprise, et des formalités de raccordements à l’eau, à l’électricité et aux réseaux télécoms. Seront également abordées les autorisations d’exercice, et d’exploitation, les relations avec l’administration fiscale, notamment l’enregistrement fiscal, les déclarations fiscales, le paiement, le contrôle et la pression fiscale, les marchés publics, et le financement des entreprises (bancaire), entre autres.




