La Banque centrale des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission commun aux six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Commission économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) déclare avoir enregistré 110 milliards de FCFA sur 100 milliards de FCFA recherchés sur le marché financier sous-régional. Cette performance est due dans un premier temps à un taux de souscription de 126% suite à l’émission, le 13 mai 2024, de bons à 14 jours de maturité. Il était question pour la BEAC de ponctionner 50 milliards de FCFA des caisses des banques commerciales. Une opération qui a rapporté 63 milliards de FCFA à la banque centrale. Qui considère cette performance comme la meilleure depuis le lancement, en février 2024, de ce nouvel instrument de politique monétaire pour lutter contre l’inflation d’origine monétaire située à 20% dans la sous-région.
La seconde opération ayant contribué à ramener 110 milliards de FCFA dans les caisses de la BEAC concerne l’émission de bons d’une maturité de 14 jours le 6 mai 2024 pour un montant global de 50 milliards de FCFA. La banque centrale annonce avoir récolté pu récolter un peu plus de 47 milliards de FCFA.
Pour rappel, depuis 2022, la BEAC a adopté une politique monétaire austère basée sur la hausse des taux directeurs, la suspension des opérations d’injection de liquidité et l’intensification des opérations hebdomadaires de ponction de la liquidité bancaire. Pour finir, en décembre 2023 lors d’une session du Comité politique monétaire (CPM) de la BEAC, cette dernière reçoit l’onction pour l’utilisation de ses bons dits Bons BEAC. Avec cette nouvelle arme, elle entend assécher les banques et restreindre l’accès au crédit. In fine, la banque centrale entend réduire la part de l’inflation d’origine monétaire dans la zone CEMAC.
