De notre Envoyé spécial à Kigali
La Société financière internationale (IFC) a publié, ce jeudi 16 mai en marge de l’Africa CEO Forum à Kigali, un rapport qui met en lumière « d’importantes opportunités de transformation numérique en Afrique », dont pourraient bénéficier plus de 600 000 entreprises formelles et 40 millions de microentreprises. L’étude souligne la contribution de la numérisation à l’amélioration de la productivité, l’augmentation des rémunérations et la création d’emplois de meilleure qualité.
Intitulé « opportunités du numérique dans les entreprises africaines », le document souligne que 86 % des entreprises africaines ont accès à des outils numériques comme la téléphonie mobile et internet, mais seule une minorité d’entre elles les exploite pleinement.
« L’écosystème des start-up en Afrique est l’un des plus dynamiques au monde. Ce rapport sans précédent, étayé par un ensemble innovant de données sur les entreprises, démontre clairement le potentiel considérable que représente le marché des start-up et des infrastructures numériques. Ces investissements pourraient stimuler l’adoption de la technologie dans les entreprises locales, avec à la clé plus de productivité, de compétitivité et de croissance inclusive, soit autant de conditions d’une économie florissante », a déclaré Makhtar Diop, directeur général d’IFC, entouré de ses collaborateurs.
Selon le rapport, le coût élevé de la technologie est l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises africaines : pour des logiciels et équipements similaires, celles-ci doivent débourser jusqu’à 35 % de plus qu’ailleurs dans le monde. En outre, le manque d’infrastructures, les lacunes en matière de compétences numériques et l’accès limité aux financements sont d’autres freins importants à l’adoption généralisée des solutions digitales.
Cependant, poursuit le document, les besoins pour combler le déficit d’infrastructures technologiques en Afrique et soutenir un écosystème de start-up en plein essor offrent nombre d’opportunités aux investisseurs. Le rapport de chiffrer les investissements annuels nécessaires pour les infrastructures et la transformation numérique des entreprises à 6 milliards de dollars et 2,7 milliards de dollars respectivement, auxquels s’ajoutent les besoins de financement des start-up opérant dans des secteurs à fort impact.




