Les Émirats arabes unis (EAU) ont effectué le décaissement d’une deuxième tranche de 14 milliards USD de l’accord de développement de la ville de Ras El-Hekma en l’Egypte, selon le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly. Cette infusion de capitaux fait suite à un déboursement de 10 milliards USD en mars dernier, correspondant à la première tranche, ainsi qu’à une conversion de 5 milliards USD des dépôts des Émirats arabes unis à la Banque centrale d’Égypte (BCE) en livres égyptiennes.
Dans une annonce faite le mercredi 15 mai, Madbouly a révélé que conformément à l’accord de partenariat d’investissement pour la ville égyptienne, les EAU ont consenti à renoncer à un dépôt d’un montant total de 6 milliards USD en faveur de la BCE, qui sera converti en monnaie locale ( la livre égyptienne). Des actions qui contribueront à renforcer les réformes économiques en cours.
C’est en février 2024 que les deux États ont signé un accord visant à développer une partie de la côte méditerranéenne, notamment la péninsule de Ras El Hekma, qui apporterait 35 milliards USD d’investissements au pays endetté. L’accord pourrait éventuellement attirer jusqu’à 150 milliards USD d’investissements, selon Mostafa Madbouly.
L’accord d’investissement global implique également la société d’investissement et de holding basée à Abu Dhabi, ADQ, acquérant les droits de développement de Ras El-Hekma pour 24 milliards de dollars.
Située à environ 200 km à l’ouest d’Alexandrie, la ville touristique disposera de zones d’investissement, une industrie technologique légère, des parcs d’attractions, une marina et un aéroport ainsi que des développements touristiques et résidentiels. Les travaux devraient commencer début 2025.
