Le géant bancaire BNP Paribas SA a officiellement mis fin à ses activités bancaires en Afrique du Sud après douze ans de présence dans le pays. Avec un actif sous gestion de 415 milliards d’euros, la banque entend, avec ce départ, mettre l’accent sur la consolidation de ses activités européennes et asiatiques, conformément à son plan stratégique 2025 annoncé en 2022.
Selon une note datée du 19 avril et signée par l’Autorité prudentielle et le vice-gouverneur de la Banque de réserve d’Afrique du Sud, Nomfundo Tshazibana, la banque centrale a retiré à l’emprunteur français l’autorisation de « mener les activités d’une banque au moyen d’une succursale » à compter du 8 mars sur le marché sud-africain.
C’est en 2012 que la banque française a obtenu l’autorisation d’exercer ses activités en tant que banque en Afrique du Sud au moyen d’une succursale, lui permettant d’offrir des services de banque de financement et d’investissement.
Avec ce départ, la BNP Paribas suit la tendance d’autres banques françaises, dont Société Générale (SG), BPCE et Crédit Agricole, mais également Barclays Plc et Standard Chartered Plc qui depuis quelques années ont entamé le retrait progressif de leurs opérations bancaires africaines.
Des désengagement vu par l’agence de notation Fitch comme une «aubaine» qui créera plus d’opportunités pour les banques locales et pourrait potentiellement stimuler la croissance et la concurrence pour ces dernières.
Selon Fitch, les difficultés rencontrées par les banques françaises sur le marché bancaire africain ont entraîné leur sortie, notamment leur incapacité à cibler certains segments de l’économie en raison de l’appétit conservateur pour le risque de leur banque mère.
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