Le président togolais Faure Gnassingbé a procédé, ce lundi 6 mai, à la promulgation de la Loi portant révision de la Constitution. Elle fait passer le pays d’un régime semi présidentiel à un régime parlementaire.
Initiative des députés de la législature sortante, la nouvelle constitution supprime ainsi donc l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Elle est désormais déléguée aux députés et sénateurs.
De même, cette constitution crée un nouveau poste de président du conseil des ministres, lequel concentre l’essentiel des pouvoirs et prérogatives autrefois attribués au chef de l’exécutif. Ce « super premier ministre » n’est autre que le chef du parti majoritaire à l’assemblée nationale où Union pour la République, parti de Faure Gnassingbé, vient de rafler 108 sièges sur 113 aux élections du 29 avril dernier.
En rappel, la Constitution en vigueur, jusque-là amendée en 2019 par les députés, limitait le nombre de mandats présidentiels à 2. Sa modification a suscité une vive protestation de la part de l’opposition, mais aussi au-delà.
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