La faiblesse de la mobilisation des ressources pour la soutenabilité de la dette, les mesures nouvelles de mobilisation de ressources internes, la problématique du remboursement de la dette par la dette, le désinvestissement de l’Etat dans certains secteurs et la facilité des paiements intra-africains sont autant de préoccupations soulevées par le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Dr Amenounve Kossi, le 30 avril 2024 à l’occasion de la présentation, à la BRVM, du rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne par le FMI.
Le patron du marché financier régional de l’UMOA a souhaité, par la même occasion, des discussions plus approfondies pour améliorer le marché des capitaux africains. D’autant que les réformes ne sont pas suffisamment entreprises concernant les marchés des capitaux, d’après Dr Amenounve, qui a mis en lumière la nouvelle mission que pourrait avoir le capital investissement.
« On sait très bien ce qu’il faut faire. La mobilisation des revenus se trouve au niveau des dépenses. Ce que nous proposons, c’est une meilleure gestion des investissements », a affirmé le chef de division des études régionales du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), Luc Eyraud.
Trois priorités
Ce dernier a rappelé la bonne reprise économique de la région avec une résorption des déséquilibres macroéconomiques, la réouverture des marchés internationaux, la baisse des taux d’intérêt et de l’inflation. Mais des défis persistent, dit-il, notamment la poursuite de la pénurie de financement, la faible croissance du PIB par habitant et les chocs en cascade.
« Quant à l’action publique, trois priorités ont été relevées : la consolidation des finances publiques sans compromettre le développement, la réaction de la politique monétaire face au recul de l’inflation et des réformes structurelles pour la diversification », souligne le représentant du FMI.
