Confronté à de réelles difficultés sur le marché monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour financer sa dette publique, le Mali a dû recourir aux services du Fonds monétaire international (FMI) afin de combler dans l’urgence le déficit de sa balance des paiements. Le FMI a ainsi annoncé, le 30 avril 2024, la signature d’un accord de prêt de 120 millions de dollars dans le cadre de ses financements d’urgence.
Avec un budget principalement orienté pour honorer les services de la dette, au financement de la lutte contre le terrorisme et au dépenses de fonctionnement de l’administration, cet apport financier devrait permettre à la junte malienne de faire face aux urgences dans d’autres secteurs. Selon les services du FMI, le fonds servira à faire face aux dépenses dans l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable mais également à la lutte contre l’insécurité alimentaire qui gagne du terrain.
Malgré une progression économique de 4,4% de son PIB en 2023, portée essentiellement par la hausse des prix des matières premières (l’or et le coton), une inflation en recul, passant de 9,7% en 2022 à 2,1%, le FMI projette un léger ralentissement de la croissance, qui devrait chuter à 3,8%. Pour redresser la barre, l’institution de breton Woods préconise à Bamako, un élargissement de l’assiette fiscale, la suppression des exonérations fiscales et un accroissement des revenus douaniers.
