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Côte d’Ivoire : dette « viable », croissance attendue à 6,4% en 2024 selon le FMI

La représentante résidente du Fonds monétaire international (FMI) en Côte d’Ivoire, Aminata Touré, a déclaré, le 29 avril 2024 au cours d’un point de presse à Abidjan, que la dette du pays est viable et soutenable. Et l’institution projette, en 2024, une croissance de 6,4% tirée essentiellement par le secteur agricole. D’après la représentante, les…

Le président ivoirien Alassane Ouattara et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, ici le 16 février 2022 à Bruxelles. ©DR

La représentante résidente du Fonds monétaire international (FMI) en Côte d’Ivoire, Aminata Touré, a déclaré, le 29 avril 2024 au cours d’un point de presse à Abidjan, que la dette du pays est viable et soutenable. Et l’institution projette, en 2024, une croissance de 6,4% tirée essentiellement par le secteur agricole.

D’après la représentante, les trois premières phases du gisement baleine vont porter le PIB à 7,2% en 2025. Le risque de surendettement, affirme-t-elle, est modéré avec un taux de 57% du PIB en 2023, et 58% en 2024. Le ratio devrait chuter à 53% en 2027.

Aminata Touré a cependant déploré l’impact des changements climatiques sur le PIB, qui équivaut à entre 0,2% et 0,4%. Une situation qui a amené le fonds à accorder une facilité de 1,3 milliard de dollars à Abidjan dans le cadre du programme « Nouvelle facilité pour la résilience et la durabilité ». En plus de la Côte d’Ivoire, huit autres pays sont concernés par ce programme.

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« Les conditions internationales se sont améliorées. On observe un desserrement des tensions sur les marchés. Les taux d’inflations ont commencé à baisser…, les ratios de dette publique se sont largement stabilisés et plusieurs pays ont émis des euro-obligations cette année, mettant ainsi un terme à une période de deux ans pendant laquelle la région n’avait plus accès aux marchés internationaux », a commenté le chef de division des études régionales du département Afrique du FMI, Luc Eyraud, lors de la présentation du rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne intitulé : Une reprise timide et coûteuse.

Dans ce rapport, Luc Eyraud parle de « la malédiction des pays en ressources naturelles ». Parce qu’il constate une croissance d’environ 6% dans les pays à économie diversifiée contre 3% dans les pays riches en matières premières notamment en ressources extractives. « Le Niger a la croissance la plus forte de toute l’Afrique subsaharienne cette année à cause de la production de pétrole », a toutefois souligné le chef de division des études régionales du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI).

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